🔊 Les concerts de Duke Ellington [Tournée]
Description
Duke Ellington : Biographie et Discographie
Biographie
Edward Kennedy "Duke" Ellington est l'une des figures les plus marquantes et influentes de l'histoire du jazz et de la musique américaine du XXe siècle. Né le 29 avril 1899 à Washington D.C., il était pianiste, compositeur, arrangeur et chef d'orchestre.
Issu d'une famille relativement aisée, il reçoit le surnom de "Duke" (duc) dès son adolescence en raison de son élégance naturelle et de ses manières distinguées. Il commence à prendre des leçons de piano à sept ans et compose son premier morceau, Soda Fountain Rag, à l'âge de 15 ans. Après des études en arts graphiques, il se consacre finalement entièrement à la musique.
Sa carrière prend son envol lorsqu'il déménage à New York au début des années 1920. En 1924, il forme son propre groupe, initialement appelé The Washingtonians. Sa notoriété grandit considérablement à partir de 1927, lorsque son orchestre, le Duke Ellington Orchestra, commence une longue résidence au célèbre Cotton Club de Harlem. Les performances sont diffusées en direct à la radio, propulsant Ellington et son "jungle style" (caractérisé par l'utilisation de sourdines wa-wa et de sonorités exotiques) au sommet de la célébrité nationale.
Ellington est un compositeur prolifique, avec près de deux mille morceaux à son actif, dont beaucoup sont devenus des standards du jazz. Il est connu pour avoir écrit spécifiquement pour les musiciens de son orchestre, exploitant au maximum leurs talents et personnalités uniques. Parmi les membres légendaires de son Big Band figurent des noms comme Johnny Hodges (saxophone alto), Harry Carney (saxophone baryton), Cootie Williams (trompette) et Juan Tizol (trombone).
À partir de 1939, il entame une collaboration cruciale avec l'arrangeur et compositeur Billy Strayhorn, qui devient son alter ego musical et compose, entre autres, le célèbre thème de l'orchestre, Take the 'A' Train.
Duke Ellington a fait le lien entre la musique populaire, le jazz et la musique classique, composant des œuvres plus longues et ambitieuses comme les suites (Black, Brown and Beige, Such Sweet Thunder).
Sa carrière s'est étendue sur plus de cinquante ans, au cours desquels il a voyagé et joué dans le monde entier, recevant de nombreuses distinctions, dont un Grammy Award pour l'ensemble de sa carrière en 1966 et, à titre posthume, une citation au prix Pulitzer en 1999.
Duke Ellington est décédé le 24 mai 1974 à New York.
Discographie sélective (Albums majeurs)
La discographie de Duke Ellington est colossale, s'étendant sur près d'un demi-siècle d'enregistrements studio et live, souvent marqués par le nom de son orchestre. Voici une sélection des albums et œuvres les plus emblématiques de sa période d'enregistrement d'albums (à partir des années 1950, beaucoup de ses œuvres majeures antérieures étant initialement publiées en 78 tours) :
- Masterpieces by Ellington (1951) : Réenregistrements en studio de plusieurs de ses classiques en format long.
- Ellington Uptown (1952)
- Ellington at Newport (Live, 1956) : Souvent considéré comme son "comeback" majeur, notamment grâce à la performance du saxophoniste Paul Gonsalves sur Diminuendo and Crescendo in Blue.
- Such Sweet Thunder (1957) : Une suite inspirée des œuvres de William Shakespeare.
- Black, Brown and Beige (1958) : Enregistrement d'une de ses plus grandes œuvres, initialement créée en 1943, avec la chanteuse Mahalia Jackson.
- Anatomy of a Murder (1959) : Bande originale du film Autopsie d'un meurtre d'Otto Preminger.
- First Time! The Count Meets the Duke (1961) : Collaboration avec l'orchestre de Count Basie.
- Money Jungle (1962) : Trio avec Charles Mingus (contrebasse) et Max Roach (batterie).
- Duke Ellington Meets Coleman Hawkins (1962) : Collaboration avec le célèbre saxophoniste.
- Duke Ellington & John Coltrane (1963) : Une rencontre intergénérationnelle marquante.
- The Far East Suite (1967) : Une suite inspirée de ses tournées en Asie et au Moyen-Orient.
- ...And His Mother Called Him Bill (1967) : Un hommage poignant à Billy Strayhorn, son collaborateur de longue date.
- New Orleans Suite (1970)
Quelques compositions célèbres (standards)










